Les motivations des politiques énergétiques
La diversification des sources d'énergie
L'habitat
Les transports
L'aménagement du territoire
Les économies d'énergie en France
Les économies d'énergie dans l'industrie
Politiques publiques et comportement individuel
Références
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      La consommation mondiale d'énergie enregistre une croissance explosive. Certains pays, notamment en Asie, connaissent un développement économique spectaculaire qui s'accompagne d'une augmentation de leur consommation d'énergie (celle de la Chine devrait dépasser celle de l'Europe en 2010).
Les politiques actuelles d'économie d'énergie sont motivées par l'épuisement de certaines ressources, des considérations économiques et géopolitiques et le souci de préserver l'environnement. En effet, la consommation intensive des énergies fossiles a entraîné une raréfaction des ressources aujourd'hui exploitables, tandis que leur combustion pollue l'air et produit des gaz à effet de serre. De plus, l'économie de nombreux pays est fragilisée par leur dépendance vis-à-vis des pays exportateurs de pétrole et de gaz.
Cependant, les économies d'énergie ne peuvent s'envisager que dans les pays économiquement développés. Aujourd'hui, 2 milliards de personnes n'ont pas encore accès à l'électricité.
Les énergies alternatives (géothermique, éolien, solaire, océan, etc.) peuvent-elles se substituer massivement aux énergies fossiles ? Quels secteurs sont accessibles aux économies d'énergie ? Quel peut-être l'impact des politiques d'économies d'énergie ?
 
 
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Les motivations des politiques énergétiques   imprimer chapitre
 
Retour haut de page Q   Quel est le domaine couvert par la politique énergétique ?  
  R   La politique énergétique porte sur l'approvisionnement en énergie (production, importation, diversification des énergies) et sur la consommation d'énergie (économies d'énergies, amélioration du rendement énergétique, etc.).
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Retour haut de page Q   Pourquoi faut-il économiser l'énergie ?  
  R   Economiser l'énergie est important pour deux raisons : d'une part, l'énergie exploitée par l'homme est en quantité limitée et certaines ressources (charbon, gaz, pétrole) s'épuisent petit à petit ; d'autre part, la consommation intensive des énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole) génère de la pollution atmosphérique et augmente la concentration des gaz à effet de serre. De plus, en Europe, les économies d'énergies sont nécessaires pour diminuer la dépendance de notre économie vis-à-vis des pays exportateurs de pétrole et de gaz.
Les possibilités d'économiser l'énergie varient selon le développement économique des pays. Dans les années à venir, l'augmentation de la consommation mondiale d'énergie sera due principalement à l'essor économique des pays d'Asie (essentiellement la Chine et l'Inde). La consommation d'énergie de la Chine devrait dépasser celle de l'Europe en 2010 et celle de l'Amérique du Nord en 2020. Les pays industrialisés, qui aujourd'hui consomment plus de la moitié de l'énergie mondiale, compteraient pour moins d'un tiers en 2030.
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Retour haut de page Q   Qu'est-ce que l'effet de serre ?  
  R   Certains composants de l'atmosphère (appelés gaz à effet de serre) laissent passer la lumière du soleil mais retiennent une partie de la chaleur renvoyée par la Terre. C'est l'effet de serre. Il entraîne un réchauffement de la surface de la Terre (la température moyenne est de 15° C, elle serait de -18° C en absence d'effet de serre). Le gaz carbonique (CO2) et le méthane (qui est le principal composant du gaz naturel et du biogaz) sont les gaz à effet de serre les plus importants aujourd'hui. Le méthane retient plus la chaleur de la Terre que le gaz carbonique, mais sa concentration dans l'atmosphère est plus faible. Les autres gaz à effet de serre jouent un rôle moins important car leur concentration est extrêmement faible dans l'atmosphère (c'est le cas notamment des oxydes d'azote - NOx).
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Retour haut de page Q   L'effet de serre est-il augmenté par la consommation d'énergie ?  
  R   Toute combustion de matière organique (c'est-à-dire la biomasse et les énergies fossiles) libère du CO2.
. Depuis l'avènement de l'ère industrielle, la consommation massive d'énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel) a produit plus de CO2 que ne peuvent en absorber les océans et les plantes. Le CO2 en excès s'est accumulé dans l'atmosphère, entraînant une augmentation de la concentration de gaz à effet de serre.
. En revanche, l'utilisation de la biomasse (arbres, plantes, déchets organiques, etc.) comme source d'énergie n'augmente pas la quantité de CO2 dans l'atmosphère si, sur une centaine d'années, la quantité de CO2 produite ne dépasse pas celle qui sera réutilisée par les plantes pour fabriquer de la biomasse grâce à la photosynthèse.
En France, les transports routiers sont les premiers responsables des émissions de CO2 (26,4 % des émissions de CO2 contre 25,3 % pour l'habitat, 21,9 % pour l'industrie, 12,9 % pour la production d'énergie, 10,5 % pour l'agriculture). En ville, ils produisent 90 % du CO2 présent au niveau du sol. Entre 1990 et 2002, les émissions de CO2 par les transports ont augmenté de 20 % et par l'habitat de 9 % alors qu'elles ont diminué dans tous les autres secteurs.
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Retour haut de page Q   Comment la consommation d'énergie pollue-t-elle l'atmosphère ?  
  R   En brûlant, la matière organique (les carburants fossiles, le bois, etc.) émet de nombreux polluants :
. Le monoxyde de carbone (CO). La pollution par le CO est due essentiellement aux voitures particulières (en ville, elles polluent 13 fois plus que les bus). C'est un gaz toxique qui bloque le transport de l'oxygène dans le sang.
. L'oxyde de soufre. Les centrales thermiques sont la première source d'oxyde de soufre, devant les transports. L'oxyde de soufre est responsable de la pollution acide (dégradation des pierres, pluies acides, etc.).
. Les oxydes d'azote (NOx). La dégradation des engrais azotés par les micro-organismes est responsable de 70 % des émissions de NOx dues à l'activité humaine, les transports produisant les 30 % restant. Les NOx sont à l'origine de la coloration brunâtre du ciel au-dessus des villes. Ils ont un effet indirect important sur la santé car ce sont des précurseurs de l'ozone, qui est un gaz très nocif pour les voies respiratoires.
. Les fines particules de carbone. Elles sont produites par les moteurs au moment d'une forte accélération. Le phénomène est surtout marqué dans les moteurs diesel. Ils émettent 1000 à 10 000 fois plus de particules de carbone qu'un moteur à essence ou à gaz. Les particules de carbone en suspension déclenchent des inflammations des voies respiratoires et des allergies.
. La dioxine. En 2003, le chauffage domestique au bois a produit autant de dioxine que les incinérateurs de déchets ménagers. La dioxine est toxique pour la peau et augmente le risque de maladie cardiovasculaire.
La pollution atmosphérique peut aussi provenir d'additifs, par exemple le plomb dans l'essence. La généralisation des carburants sans plomb a supprimé cette source de pollution (baisse de 98 % entre 1990 et 2002 en France).
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Retour haut de page Q   Consommation d'énergie et développement sont-ils liés ?  
  R   Produire des richesses (matières premières, biens de consommation, services, etc.) consomme de l'énergie. Cependant, la quantité d'énergie nécessaire à la production des richesses dépend beaucoup du niveau et du mode d'industrialisation :
. En 2001, l'Amérique du Nord, l'Europe de l'Ouest et le Japon ont produit 77 % de la richesse mondiale et ont consommé 52 % de l'énergie mondiale,
. l'ex-Union soviétique et les pays de l'Est, caractérisés par une industrie gourmande en énergie, ont produit 3 % de la richesse mondiale et consommé 13 % de l'énergie mondiale,
. les pays abordant l'industrialisation après une période essentiellement agricole (principalement ceux d'Asie et notamment la Chine) ont produit 20 % de la richesse et consommé 35 % de l'énergie.
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Retour haut de page Q   Les progrès techniques permettent-ils de consommer moins d'énergie ?  
  R   Les progrès techniques ont permis d'améliorer le rendement des appareils (c'est à dire qu'il y a moins d'énergie dépensée en pure perte - le rendement est aussi appelé efficacité énergétique). Par exemple :
. Les centrales électriques récentes ont un rendement voisin de 60 % alors qu'il est de 25 % avec des équipements vétustes,
. depuis 1973, l'amélioration des techniques de construction a permis de réduire de près de moitié les besoins de chauffage dans les immeubles neufs,
. dans le transport aérien, la consommation de carburant par voyageur a diminué de 20 % entre 1990 et 2001,
. en dix ans, la consommation des moteurs d'automobiles a baissé de 8 % à 27 % selon les modèles.
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Retour haut de page Q   Quels sont les principaux postes de dépenses énergétiques ?  
  R   Les dépenses énergétiques sont réparties entre quatre secteurs : l'industrie, l'habitat, le secteur tertiaire et les transports. En moyenne dans l'Union européenne, la part des quatre secteurs dans la consommation d'énergie était respectivement de 27 %, 27 %, 15 % et 31 % en 2000. Leur importance relative ne devrait pas varier beaucoup d'ici 2020.
La France est dans la moyenne européenne (25 % pour l'industrie, 28 % pour l'habitat, 15 % pour le tertiaire et 32 % pour les transports).
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Retour haut de page Q   Quelles sont les énergies fossiles ? Quelle est leur importance dans la consommation énergétique ?  
  R   Les énergies fossiles sont issues du charbon (houille, lignite, tourbe), du pétrole et du gaz naturel. Elles fournissent les trois quarts de la consommation mondiale d'énergie. La consommation mondiale d'énergie fossile se répartit de la façon suivante : 43 % pour le pétrole, 29 % pour le charbon et 28 % pour le gaz (respectivement 53 %, 18 % et 29 % dans l'Union européenne).
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Retour haut de page Q   Quelles sont les réserves d'énergies fossiles ?  
  R   Au rythme de consommation et dans les conditions d'exploitation actuelles, les réserves officielles de pétrole du Moyen-Orient sont suffisantes pour assurer 80 années de production. Les réserves mondiales de charbon exploitables actuellement sont quatre à cinq fois plus importantes que celles de gaz naturel ou de pétrole. Le niveau des réserves officielles dépend, parmi d'autres facteurs, des progrès technologiques, de la découverte de nouveaux gisements. Ceci explique l'augmentation des réserves entre 1982 et 2002 en dépit d'un accroissement de la consommation mondiale.
Parmi les réserves d'énergie fossile connues, certaines ne sont pas utilisées aujourd'hui, notamment parce que les conditions technologiques n'autorisent pas une exploitation à un coût concurrentiel ; c'est le cas par exemple de gisements de charbon en grande profondeur dont l'exploitation est plus coûteuse que celle des gisements à ciel ouvert ou celui des gisements de pétrole en offshore quand la profondeur d'eau dépasse mille mètres.
Références
 
 
© Science & Décision - mise à jour du dossier octobre 2004