Les déchets dans le cycle de la vie
Production, gestion et valorisation des déchets
Les besoins des sols agricoles
La valorisation biologique des déchets
La valorisation énergétique des déchets
Les conséquences pour la santé et l'environnement
La toxicité des métaux lourds et d'autres produits chimiques
Contexte social et économique
Références
Gestion des déchets organiques et des boues   Télécharger au format pdf (174 Ko)
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      La notion de déchet est subjective. Un déchet est un résidu que les hommes jugent inutile dans un contexte donné. Les déchets organiques sont des éléments du cycle de la vie.
La diversification des techniques de traitement des déchets amène à des choix parfois complexes. Chaque mode de traitement présente des avantages et des inconvénients et il n'existe pas de panacée. Il faut déterminer le mode de traitement le plus adapté au contexte socio-économique local.
L'acceptabilité sociale des installations de traitement des déchets est médiocre. Leur proximité est considérée comme une atteinte importante à la qualité de la vie. L'accumulation de déchets provoque des inquiétudes pour la santé ou l'environnement.
La valorisation des déchets, lorsqu'elle est possible, permet d'en retirer des produits utiles ou de l'énergie. Les méthodes de valorisation tendent à être considérées comme des processus industriels, soumises à des normes de plus en plus rigoureuses qui, dès lors qu'elles seront respectées, devraient contribuer à dépassionner le débat social autour de la question des déchets.
 
 
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Les conséquences pour la santé et l'environnement   imprimer chapitre
 
Retour haut de page Q   Le cycle de la matière organique participe-t-il à l'effet de serre ?  
  R   Certains composants de l'atmosphère (appelés gaz à effet de serre) laissent passer la lumière du Soleil mais retiennent une partie de la chaleur renvoyée par la Terre. C'est l'effet de serre. Il s'ensuit un réchauffement de la surface de la Terre (la température moyenne est de 15° C, elle serait de -18° C en absence d'effet de serre). La vapeur d'eau est la principale responsable de l'effet de serre. Les activités humaines n'ont pas un impact direct sur la quantité de vapeur d'eau présente dans l'atmosphère. Le gaz carbonique (CO2) et le méthane (gaz naturel, biogaz) sont aussi des gaz à effet de serre. Le méthane retient beaucoup plus la chaleur de la Terre que le gaz carbonique.
En moyenne, sur un siècle, la quantité de CO2 libérée par la décomposition de la matière organique est pratiquement égale à la quantité de CO2 fixée par les plantes. Le traitement des déchets est responsable de moins de 4 % des émissions de gaz à effet de serre en France.
En revanche, la consommation massive et récente de matière organique fossile (charbon, pétrole, gaz naturel, etc.) a introduit un excès de CO2 qui n'a pas encore trouvé sa place dans le cycle de la matière organique. Il contribue à l'augmentation de l'effet de serre.
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Retour haut de page Q   Le recyclage diminue-t-il globalement la production de gaz à effet de serre ?  
  R   Le recyclage vise à remplacer de la matière première vierge par des matériaux provenant de déchets. Son intérêt varie selon les matériaux. Il est incontestable pour le verre et les métaux, il est douteux pour les déchets organiques. Le papier et le carton, par exemple, sont des matériaux qui se décomposent rapidement. Leur recyclage ne retardera que de quelques années leur décomposition (avec libération de gaz carbonique), ce qui est sans effet sur le cycle naturel. La production de chaleur par l'incinération du papier et du carton évite de consommer des combustibles fossiles. De la sorte, elle contribue à limiter la production de gaz à effet de serre en évitant une production supplémentaire de gaz carbonique.
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Retour haut de page Q   Pourquoi les accumulations de matière organique sentent-elles mauvais ?  
  R   Quand la quantité de matière organique est importante par rapport à la quantité d'oxygène disponible, les microorganismes décomposent la matière organique en la faisant fermenter. La décomposition n'est que partielle et dégage des composés organiques nauséabonds, de l'hydrogène sulfuré responsable de l'odeur d'œuf pourri, etc. Ce mode de décomposition est appelé digestion anaérobie.
Les déchets très riches en matière organique subissent le plus souvent, faute d'oxygène disponible en quantité suffisante, une digestion anaérobie source de mauvaises odeurs (décharges, fosses septiques, décanteurs-digesteurs des stations d'épuration, etc.).
Références
 
 
Retour haut de page Q   Peut-on éviter les mauvaises odeurs ?  
  R   Un certain nombre de mesures de bon sens limitent les nuisances. Il est aussi possible de supprimer la production d'odeurs, mais cela génère un coût supplémentaire. Le choix des techniques dépend de la nature des déchets et des quantités à traiter (boues stabilisées, traitement bactériologique ou chimique du lisier, etc.).
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Retour haut de page Q   Quelle est l'origine des marées vertes ?  
  R   Les marées vertes sont dues à un excès d'éléments fertilisants dans l'eau (azote, phosphore). Cet excès favorise une croissance rapide des algues qui envahissent la surface de l'eau. A leur mort, des microorganismes les décomposent en commençant par absorber tout l'oxygène disponible, puis le phénomène continue en absence d'oxygène par une digestion anaérobie. La plupart des espèces, notamment les poissons, ne peuvent pas vivre dans ces conditions et disparaissent. Ce phénomène est appelé eutrophisation. Il touche aussi bien les étangs et les rivières que la mer.
Références
 
 
Retour haut de page Q   Peut-on éviter la pollution due aux excès d'éléments fertilisants ?  
  R   Les éléments fertilisants non utilisés par les plantes rejoignent en grande partie les eaux de ruissellement et les eaux souterraines. Le lessivage direct par les eaux de ruissellement est un facteur très important de pollution. Des bandes herbeuses arrêtant les eaux de ruissellement préservent efficacement la qualité des eaux de surface et des eaux souterraines car elles retiennent les éléments fertilisants et dégradent les herbicides. Les techniques de dépollution par les plantes utilisent la capacité de celles-ci à absorber de fortes quantités de polluants (nitrate par exemple).
L'agriculture de précision vise à apporter la bonne dose de produit, à un endroit précis, au bon moment, mais en 2000 elle ne concernait qu'une centaine d'agriculteurs en France.
Quels que soient les progrès apportés, les excès d'éléments fertilisants accumulés depuis plus de quarante ans ne pourront pas être résorbés avant des dizaines d'années.
Références
 
 
Retour haut de page Q   Quels sont les risques de contamination biologique ?  
  R   Les excréments présents dans les déchets sont une source d'organismes vivants nocifs pour la santé de l'homme et des animaux (vers parasites, bactéries pathogènes, virus, etc.). Certains traitements (chaleur, irradiation, etc.) permettent de tuer la plupart des organismes risquant de provoquer des maladies.
Trois microorganismes témoins servent d'indicateurs de la qualité sanitaire d'une boue. La boue est dite hygiénisée s'ils sont absents.
Références
 
 
Retour haut de page Q   Peut-on éliminer les risques de maladies infectieuses ?  
  R   Les agents pathogènes contenus dans les déchets organiques survivent de quelques jours à quelques années dans le sol, suivant les espèces.
Une première façon d'éviter la transmission de maladies infectieuses est d'épandre les déchets très longtemps avant les récoltes (dix-huit mois pour les aliments consommés crus par l'homme, six semaines pour le pâturage et le fourrage).
Une seconde technique consiste à désinfecter les déchets en les traitant par la chaleur ou par d'autres moyens. C'est ce qui se passe quand les déchets sont transformés en compost.
Références
 
 
Retour haut de page Q   Les déchets organiques peuvent-ils propager la maladie de la vache folle ?  
  R   La réponse à cette question n'est pas connue. De toutes façons, par mesure de précaution, il est interdit d'utiliser des déchets susceptibles d'être contaminés par le prion (déchets d'abattoirs, farines animales, etc.) pour fabriquer de la fumure ou du compost. De même, les boues d'épuration provenant des eaux usées des abattoirs ou des équarrissages doivent être incinérées.
Références
 
 
Retour haut de page Q   Peut-on éviter les problèmes liés à l'épandage du lisier et des boues d'épuration ?  
  R   Une grande partie des problèmes vient de ce que l'épandage des déchets liquides (boues liquides, lisier) n'est, en pratique, réalisable qu'à proximité des lieux de production. Cette concentration peut entraîner localement une accumulation d'azote et de phosphate et parfois de produits chimiques toxiques. De plus, les déchets liquides ne sont pas désinfectés.
L'utilisation des déchets hors de leur zone de production passe par une réduction de leur volume (élimination de l'eau, fabrication de compost) pour diminuer les coûts de transport. Plusieurs techniques permettent d'extraire l'eau et de l'épurer suffisamment pour qu'elle puisse être rejetée dans un cours d'eau ou utilisée pour l'irrigation. Une grande partie de l'azote est éliminée alors que le phosphate et les métaux lourds sont fortement concentrés dans le résidu.
L'ajout de déchets végétaux (sciure, écorces, déchets verts, etc.) permet de transformer le lisier et les boues d'épuration en compost, produit stable, désinfecté et riche en humus.
Références
 
 
© Science & Décision - mise à jour du dossier fevrier 2003